En ce qui concerne mon enfance, la Bibliothèque Carnegie de ma petite ville natale du Dakota du Sud était le meilleur endroit sur terre. Une fois par semaine, j'ai monté ses escaliers et j'ai pénétré dans un espace qui sentait le mildiou et le chêne.
Deux grandes salles s’étirent de chaque côté du bureau du bibliothécaire, chacune subdivisée en petits espaces par des étagères en bois anciennes. Une petite table portait des bandes vidéo et des livres de la bibliothèque d'État de Pierre, des titres que notre bibliothèque toujours sous-financée ne pouvait pas se permettre d'ajouter à sa collection mais voulait rendre disponible de toute façon.
J'ai grandi dans un monde très blanc, très rural, et la bibliothèque m'a dit que d'autres vies étaient possibles. Là, j'ai rencontré des livres par des auteurs comme Ralph Ellison et Maya Angelou, qui parlaient d'un monde que j'avais encore à rencontrer. Il suffit de lire la couverture arrière de quelque chose comme Oscar Hijuelos “The Mambo Kings Play Songs of Love” a servi de rappel qu'il y avait d'autres façons de vivre que moi.
J'étais aussi une reine qui manquait de langue pour expliquer les sentiments que j'avais en moi. Pourtant, à la bibliothèque, j'ai rencontré quelques-uns des premiers gens qui...
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